Après plusieurs années d’absence, la société Sharp fait son retour en vidéoprojection Home‑Cinéma, avec un appareil
HD Ready 1 080p et
3D Ready. Un retour en force de la firme japonaise dans cet univers qu’elle avait délaissé ?
Bien que foncièrement impliquée dans la technologie
LCD, en matière de vidéoprojecteurs, le constructeur japonais est resté fidèle à ses premières amours. Le Sharp XV‑Z17000 est en effet un modèle
DLP s’appuyant sur une seule matrice de 1 920 x 1 080 pixels et sur une roue chromatique à six segments (RVB RVB). La luminosité annoncée de 1 600 lumens est atteinte en mode pleine puissance et le contraste dynamique est donné pour 40 000:1. L’optique est un modèle milieu de salle avec un léger décalage de parallaxe. Et en l’absence de réel
Lens Shift, l’installation ne sera pas des plus aisées, d’autant que la plage de réglage du zoom est très limitée. Le zoom et la mise au point sont manuels, et toute la connectique est située à l’arrière de l’appareil. Cette dernière propose toujours les entrées
Composite,
S‑vidéo,
YUV et
Sub‑D15 pour les liaisons analogiques, et ajoute deux entrées
HDMI pour le numérique. En revanche, ces dernières ignorent toutes les fonctionnalités modernes : pas de
Deep Color, pas de
xvYCC et pas d’
auto LipSync, il faut se contenter du
CEC. Notez encore l'absence de sortie
Trigger, reste le port
RS‑232 pour la domotique…
Côté traitement vidéo, le Sharp XV‑Z17000 fait dans la simplicité. Il ne propose aucune compensation de mouvement. Il s’appuie sur la réactivité de son électronique et de sa technologie pour assurer un affichage sans artifice. Il profite malgré tout de réglages vidéos assez intéressants, notamment dans la balance des blancs, où l’utilisateur averti pourra à son goût ajuster chaque couleur avec l'outil CMS (pour Color Management System), plus poussée encore que le déjà puissant paramétrage
CMJRVB. Le réglage de la plage HDMI est de la partie (Auto, Normal ou Étendue), tout comme les filtres de bruit
D NR et
Mosquito NR, sans oublier le mode Film assurant une parfaite détection des trames vidéo. Le gamma n’a pas été oublié et on compte aussi un iris utilisable selon quatre modes : Inactif, Manuel haute luminosité (à préférer en 3D pour compenser la baisse de luminosité induite par les lunettes), Manuel fort contraste (l’image perd en dynamique), et mode Automatique. Pour finir, deux paires de lunettes actives sont fournies, l’émetteur est intégré à l’appareil, mais il n’y a pas de procédé de conversion 2D/3D.