En 1943, le lieutenant Fontaine (François Leterrier), personnage réel inspiré des mémoires d’André Devigny (lequel a contribué à l’écriture du scénario du film), est constitué prisonnier de guerre au fort de Montluc à Lyon. Il tente alors de tout entreprendre pour s’échapper.
Grand classique du cinéma d’après‑guerre,
Un condamné à mort s’est échappé amorce l’épure formelle inhérente à l’esthétique de Robert Bresson. À l’aide d’une mise en scène austère et minimaliste ‑plans fixes et répétitifs de la prison‑ le cinéaste rive son protagoniste à un espace unique, sans le moindre espoir d’issue providentielle.
Le film aborde néanmoins les conditions de possibilité d’une autre alternative, moyennant la foi du personnage à préparer son évasion, à agir même si tout semble perdu. Comment, en milieu carcéral, psychorigide, obsessionnel, peut s’épanouir le désir naturel de liberté ? Comment la foi d’un homme réussit‑elle à braver les frontières d’un huis clos destructeur ?
Un condamné à mort s’est échappé laisse partout poindre, magnifiquement, les travers utopistes de la condition humaine. Un classique.
Carole Lépinay - Publié le 09/02/12
BonusHaut
• Liste des bonus
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Documentaire de Pierre‑Henri Gibert « L'essence des formes » (44') |
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Bande-annonce |
• Commentaire
| Une belle analyse du film et de l'œuvre du cinéaste par ceux qui l'ont côtoyé. |
Verdict techniqueHaut
• Image
| Beaucoup de grain et d'approximations sur cette copie N&B qui parvient à conserver, malgré tout, un honnête niveau de précision et de contraste. C'est vieillot, mais ça se tient. |
• Son
| La piste Dolby Digital 2.0 est meilleure que l'image. La voix off du prisonnier, les ambiances des geôles, les sifflets de gardiens, le tintamarre des cantines, les pas dans la cour, la musique, le tout passe à merveille, sans trop d'usure. |