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David Lynch : pape de l'étrange
Retour sur un personnage qui ne ressemble à aucun autre, un électron libre du cinéma, à la fois acteur, réalisateur, compositeur, scénariste, producteur, ingénieur du son, monteur, chef décorateur, cadreur, animateur, peintre. The Artist, avec un grand A.
| - | Documentaire (70') |
| - | Scènes inédites (51') |
| - | Mini-bêtisier (1') |
| - | Deux critiques américains s'affrontent à la télévision en 1986 (1') |
| - | Extraits d'interviews (6') |
| - | Spots TV et bandes‑annonces |
| - | DVD du film |
| - | Livret |
| Une bien belle édition Collector qui renferme notamment un documentaire conséquent (70') revenant en plusieurs étapes sur les origines du film, le casting, le son, l'impact du film à l'époque… On apprend notamment que suite à l'échec commercial de Dune, le producteur Dino de Laurentiis était sur le point de lâcher Lynch pour Blue Velvet. Après avoir relu le script une dernière fois, il demanda au cinéaste de baisser son salaire et de réduire de manière drastique le budget du film. David Lynch accepta, mais demanda en échange de lui laisser par contrat le final cut (montage final). De Laurentiis lui répondit par la négative (tous les autres réalisateurs de Hollywood auraient alors demandé la même chose…), mais lui sera la main et promis de lui laisser toute la liberté possible. Au final, Lynch put contrôler de A à Z son film.
Quant aux scènes coupées en VO non sous-titrées, elles sont vraiment à réserver aux exégètes du film. Notons en revanche le sympathique petit module opposant à la télévision américaine deux critiques cinéma de l'époque. Épique. |
| Note bonus : 4/6 |
| Voilà une HD qui ne fait pas de miracles mais qui sied tout particulièrement à ce film tout en ambiances étranges et couleurs singulières. Alors certes, le grain est bien visible en arrière‑plan (ça grenaille même parfois sur les portions d'image uniformes), les visages sont parfois lissés et les contrastes à la peine sur les scènes les plus sombres, mais les défauts de master sont absents et l'esthétique de Lynch préservée. De quoi revoir le film dans de bonnes conditions. |
| Top image : aucun |
| Note image : 4/6 |
| Outre les voix, la grande différence entre la VO et le VF se situe au niveau du caisson de graves. Ce dernier révèle un impact certain en VO, alors qu'en VF (DTS mi‑débit), il semble disparaître. Le film jouant davantage sur les silences sourds, l'arrière n'est que rarement visité par la musique. Pas d'agressivité à noter à ce niveau‑là. |
| Top son : aucun |
| Note son : 4/6 |