Après le visionnage des deux nouvelles versions de
La guerre des boutons, on se demande bien pourquoi Yann Samuell et Christophe Barratier ont choisi de « remaker » le petit classique d’Yves Robert (1961). Mais l'arrivée du roman de Louis Pergaud dans le domaine public explique sans doute cette fièvre boutonnesque qui a recouvert l’année 2011.
Dans la version de Barratier (
Les choristes), l’action se situe en mars 1944. Tandis que la Seconde Guerre mondiale ravage l’Europe et divise sa population, une guéguerre enfantine oppose les gamins de deux villages voisins, Longeverne et Velrans. Guillaume Canet interprète un instituteur résistant, Kad Merad un résistant caché à la manière du Père tranquille, Laetitia Casta une jeune femme ectoplasmique et Jugnot, une caricature de Français moyen.
Gros problème du cinéma populaire français : son incapacité à regarder l’Histoire en face (ici, on a le sentiment que tous les Français étaient résistants), à échapper aux clichés et aux bons sentiments, enfin, à sortir d’une morale et d’une esthétique pudibondes qui ferait passer l’original de Robert avec ses « quéquettes à l’air » pour un brûlot subversif ! Un film rétrograde qui sent le formol.
Jean-Baptiste Thoret - Publié le 10/02/12
BonusHaut
• Liste des bonus
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Commentaires audio du réalisateur et de Jean Texier (Lebrac) |
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Piste Audiovision |
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Cinq scènes coupées avec le commentaire audio du réalisateur |
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Making of découpé en quatre parties (35') |
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Featurette sur le tournage (4') |
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Sujet sur l'avant‑première (3') |
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Zoom sur les quatre principaux personnages |
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Casting (9') |
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Bêtisier (4') |
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La BD du film |
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Galerie photos |
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Teaser et bande-annonce |
• Commentaire
| Une interactivité classique, un peu consensuelle, mais joyeuse et légère. |
Verdict techniqueHaut
• Image
| Une image merveilleuse. Tourné en Auvergne au milieu des champs et de la forêt, le film regorge de couleurs délicieuses et de paysages magnifiques. La définition à tomber et les contrastes à pleurer. Tout ça pour ça, aïe… |
• Son
| La musique de Philippe Rombi est aussi majestueuse que l'image, et restituée avec une remarquable emphase sur la piste 5.1. C'est peut‑être un peu répétitif, mais les enfants se laisseront sans doute emporter par cette partition enjouée. Peu d'effets ciblés, mais une belle envergure musicale. |