Hesher (Joseph Gordon‑Levitt) incarne l’archétype du métalleux pure race. Cheveux longs, rasage négligé, torse presque toujours nu, laissant entrevoir quelques tatouages faits maison… À cette attitude débraillée, s’ajoutent un penchant certain pour la pyromanie et autres actes délictueux. Un jour, il décide de s’incruster chez T.J (Devin Brochu), un adolescent de 13 ans introverti et marqué par la disparition récente de sa mère. Commence alors une bien étrange cohabitation, entre le trentenaire
borderline, le père de T.J, ultra‑dépressif, et son accueillante grand‑mère.
Hesher ou comment faire d’un invité surprise (diablement instable) une sorte d’homme providentiel pour famille à la dérive. Le contraire du
Théorème de
Pasolini en somme. C’est comme s’il s’agissait d’un deal, le gîte et le couvert contre une énergie rebelle, une nature jamais condescendante et le désir de former plus que d’assister.
En effet, lorsque T.J se fait tabasser par un collégien, Hesher n’intervient pas, une manière radicale de renforcer le parcours initiatique du jeune garçon. Entre lui et les Forney, il existe bel et bien des points communs, faits de marginalité et de solitude, et son incursion va pulvériser ces existences hantées par la gravité. En prime, David Michôd (
Animal Kingdom) au scénario et Metallica pour la bande‑son. Top.
Carole Lépinay - Publié le 16/02/12
BonusHaut
• Liste des bonus
| - |
Scènes coupées (7') |
| - |
Prises ratées (28') |
| - |
Coulisses du tournage (7') |
| - |
Croquis (2') |
| - |
Bruits parasites (2') |
| - |
Bandes-annonces |
• Commentaire
| Hesher se prolonge avec alternance de scènes coupées et prises ratées. Un tour rapide dans les coulisses du film avec un mini‑making of, quelques esquisses faites à l'arrachée et le travail élaboré autour de la bande‑son. Pas impérissable, mais regardable. |
Verdict techniqueHaut
• Image
| Une excellente image HD pour un film tourné et photographié en toute sobriété. Pour une fois, les couleurs ne débordent pas de l'écran, ce qui n'empêche pas les contrastes de faire ce qu'il faut dans les scènes sombres, et à la définition d'être parfaite. Vraiment très chouette ! |
• Son
| Des pistes 5.1 pas forcément très actives, dont la discrétion se retrouve bousculée par des riffs de guitare capables d'éclairer les canaux arrière et le subwoofer, et de surprendre les spectateurs. Ce n'est pas d'une densité folle, mais les dialogues sont bien placés et les voies frontales affichent une présence rassurante. Attention, doublages français à proscrire. |