Un groupe d’amis se rend à Las Vegas afin de célébrer un enterrement de vie de garçon. Très vite, ceux‑ci se font happer par deux escort girls, lesquelles leur proposent une fête privée dans un quartier peu fréquenté de la ville. Emballés par la proposition, ils se retrouvent à la merci d’un groupuscule décadent, dont le hobby consiste à martyriser ses détenus. Que le calvaire commence.
Après son effroyable diptyque (voir notamment
Hostel chapitre 2), Eli Roth endosse cette fois la fonction de producteur exécutif et laisse les commandes de la réalisation à Scott Spiegel (
Intruder en 1989,
Une nuit en enfer 2 en 1999). Fini l’aller simple pour les contrées industrielles et paumées d’Europe de l’Est, les tortionnaires ont cette fois‑ci implanté leur club très particulier en plein désert américain. Dès l’introduction, le passage de relais a lieu, puisque les premiers touristes enlevés par un homme au look d’adolescent débraillé sont originaires d’Ukraine, et le récit se prolonge ainsi, rempli d’allusions aux supplices précédents.
Le choix de Las Vegas n’est bien sûr pas anodin, Spiegel poussant l’étiquette de la cité du vice et du paraître à son paroxysme. Il explore l’obscénité du spectacle à travers laquelle le voyeurisme ancre son essence morbide. La perversion du show s’exprime aussi bien par les moyens qui l’autorisent (payer pour du divertissement en direct) que par ses fins, la torture associée aux codes d’une télé‑réalité de l’extrême. Soit la mise en abyme du snuff, avec l’attirail gore que cela implique. Une séquelle honorable.
Carole Lépinay - Publié le 15/02/12
BonusHaut
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Commentaires audio de Scott Spiegel et Kip Pardue |
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• Commentaire
| Le réalisateur Scott Spiegel, accompagné d'un des acteurs principaux, racontent Hostel 3. Ils expliquent l'intention contradictoire de s'inspirer et de s'affranchir du précédent diptyque. Un commentaire toutefois « en surface » rempli de digressions et d'anecdotes de tournage assez superflues. |
Verdict techniqueHaut
• Image
| Une image à l'ambiance morbide, mais à la définition assurée. Les couleurs sont verdâtres, les lumières économes, et pourtant, les contrastes tiennent bon la rampe. Bon, ce n'est pas du grand cinéma, il y a pas mal de bruit en basse lumière, mais pour un petit film d'horreur, le rendu est honorable. |
• Son
| Des cris, des hurlements, le bruit des lames et des instruments métalliques, le grondement des portes qui se referment sur les malheureuses victimes, les bip‑bip des roues électroniques pilotées à distance par les bourreaux et un petit filet musical anodin… tels sont les ingrédients de cette bande‑son 5.1 pas assez effrayante à notre goût. |